Communication écrite · live reports · musique

Live report : Triggerfinger @ Les Trinitaires (Metz)

LIVE REPORT : TRIGGERFINGER – TRINITAIRES – 11 OCTOBRE 2012
Triggerfinger, la grosse claque du Rock A Field 2012, revient sur scène dans nos contrées pour un concert plein de sueur aux Trinitaires à Metz. Après une belle interview avec le groupe, plongée direct dans leur univers : la scène !

En première partie, les Greenwich Cavern que vous avez eu le plaisir de voir jouer à la soirée de lancement du Magazine Karma le 20 septembre (> lire notre live report).

Greennwich Cavern – Photo : Lauriane Fox

Du bon gros son propre et pro, un enchaînement de compos du diable, c’était ce qu’il fallait pour chauffer la Chapelle des Trinitaires encore un peu clairsemée. Mais les retardataires sont vite attirés par les basses de la formation lorraine, et la salle est pleine à craquer quand les Triggerfinger débarquent.

Un truc à savoir sur Triggerfinger : ils sont faits pour la scène. Fidèle à son image de gentleman rocker, le chanteur Ruben Block reste très classe dans ses interactions avec le public et joue de sa voix suave pour souhaiter le bonsoir aux mesdames et messieurs. Mais qu’on ne s’y trompe pas, une fois la musique lancée, c’est une véritable explosion. Ils ont de l’énergie à revendre, et le public se prend instantanément au jeu des mains levées et du gigotage en bonne et due forme.

Triggerfinger – Photo : Lauriane Fox

Et qu’est ce qu’on entend ? Du neuf, du vieux, parce que les Triggerfinger ont déjà quatre excellents albums à leur actif. Du bon stoner qui fait vibrer les organes internes, des accents de blues qui donnent chaud avec la sublime My baby’s got a gun… (sauvagement pourrie par le rot sonore d’un inconnu.) C’est un vrai voyage qui emporte tous ceux qui n’ont pas entendu ce foutu rot, qui d’ailleurs n’a pas désarçonné d’un poil le groupe. Et c’est ça qui est beau : malgré le gros son joué, l’ambiance en serait presque intimiste tant la formation n’hésite pas à discuter et rire avec le public.

Mario Goossens ne paie pas de mine, avec son visage jovial et sa veste à rayures tout droit sortie d’Alice au pays des merveilles, mais c’est un excellent batteur. On ne comprend que trop bien qu’il ait été sacré meilleur musicien par un prix belge en 2011 quand il nous offre un solo qui nous rappelle qu’une batterie toute seule, ça peut très bien faire danser un public. À ce stade-là, c’est carrément l’ordre du mérite qu’il devrait recevoir, Mario. Il entre joyeusement dans le hall of fame des batteurs qui arborent la banane quand ils jouent et suent. (hall of fame pour l’instant habité par lui-même et Matt Helders-ins… Ok, c’est tout frais, j’avoue !)

 

Triggerfinger – Photo : Lauriane Fox

Parce que quand je parlais de sueur, c’est de la vraie, celle qui témoigne d’une présence sur scène indéniable. Même si je soupçonne le chanteur de volontairement mettre des chemises claires et donc transparentes quand trempées. Une autre idée du concours de t-shirt mouillé qui a fait brailler bien des filles…

Et si le groupe a de quoi se reposer sur ses lauriers question compos, leur gimmick restera les reprises à leur sauce, plus improbables les unes que les autres. A croire qu’ils n’ont pas de limites de ce côté… On n’a pas eu leur brillante reprise d’Au suivant de Brel (oui, j’ai bien associé « brillante » et « reprise de Brel », écoutez-moi ça !), mais la devenue célèbre I follow rivers, reprise de Lykke Li fort appréciée par le public qui reprend en chœur. Suivie d’un final puissant et mémorable que l’on prend pour une nouvelle chanson, avant de reconnaître Man Down de Rihanna. Aucune limite, j’vous dis…

Article : Marine Pellarin
L’interview de Triggerfinger

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